Par: Katalina Vásques Guzmán y Yeison Camilo García

Vingt ans après les meurtres, les dépouilles des victimes du massacre qui se trouvaient encore à El Aro ont quitté la ville pour la dernière fois. Elles ont été emmenées en mule comme quand elles tombaient malades ou comme quand elles allaient au villages voisins d’Ituango ou Puerto Valdivia pour acheter des provisions ou traiter des papiers. Les restes des paysans que les Autodéfenses ont criblé le 22 octobre 1997 ont été descendus dans du plastique, transformés, deux décennies plus tard, en fragments d’os ou en cendres déposées dans de petits sacs qui ne ressemblent plus à un corps humain. Escortés par l’équipe du bureau du procureur général qui les a exhumés et les a emmenés à Medellin, d’abord, par la route des muletiers, puis par la voie qui est en train de se construire par un consortium, à la demande des Empresas Públicas de Medellín (EPM) et du Projet hydroélectrique d’Ituango.

Alors que dans les montagnes du Nord se sont concrétisés les plans que la classe entrepreneuriale d’Antioquia a esquissés pour ces terres soit : la construction de la plus grande centrale hydroélectrique en Amérique Latine, pour la communauté d’El Aro et pour les victimes d’Ituango en général, la réparation et le jugement des responsables restent un rêve. La Granja et Santa Rita, villages appartenant aussi à Ituango, ont été pareillement frappés lors de l’incursion paramilitaire qui a eu lieu, justement, l’année de la création de la “Sociedad Promotora de la Hidroeléctrica Pescadero S.A” par l’Assemblée d’Antioquia et avec l’appui et le financement, jusqu’à présent du gouvernement d’Antioquia.

Beaucoup d’argent, beaucoup d’eaux et de morts ont coulés dans ces terres qui ont commencé à se faire  approprier, d’abord par les premiers descendants des Espagnols et ensuite par des métis comme la famille Angulo, considérée comme ls principale propriétaire terrienne de cette zone et par d’autres groupes des membres de la famille et des «amis» qui se sont alliés pour conquérir ce secteur stratégique où font frontière les municipalités de Briceño, Bajo Cauca et l’énorme et riche municipalité d’Ituango, la plus grande d’Antioquia. Là, il faut le rappeler, les guérilleros des FARC ont eu une présence historique, jusqu’au début de cette année quand ils sont partis pour s’installer sur le chemin de Santa Lucia pour déposer les armes.

Peu de choses ont changé à El Aro après le massacre : le barrage Hidroituango, les FARC qui ne sont plus dans les endroits les plus isolées de la municipalité et la présence des groupes post-paramilitaires qui progressent dans la prise en charge des territoires laissés par l’insurrection.

Le poste de police et le centre d’appels ont été abandonnés et la plupart des maisons incendiées par les paramilitaires après le massacre restent inhabitées, même si elles ont été partiellement reconstruites.

Les routes pavées sont toujours là, bien qu’en parties ruinées, et les magasins et les cantines restent les mêmes ; ils ont été hérités par les enfants, les neveux et les cousins ​​de ceux qui sont morts dans le massacre. Et alors qu’ils sont plongés dans la vie quotidienne d’un monde qui a peu changé, les familles des victimes ne perdent pas leur dignité et continuent à exiger que le pays tourne son regard envers eux comme ils l’ont imploré lors du massacre en Octobre 1997, quand les paramilitaires sont arrivés au village avec une liste en main. Cette semaine-là ils ont tué, violé des enseignants, torturés des enfants et ont jeté le feu sur les maisons. Puis, ils ont rassemblé les survivants à la place principale, près des cadavres que seulement quelques-uns ont réussi à enterrer avec la permission de « Junior », le jeune commandant paramilitaire qui était assis en dirigeant les opérations, distribuant des armes et décidant qui allait se battre contre la guérilla alors que les femmes étaient obligés de cuisiner au milieu du parc et d’autres pleuraient et priaient devant l’église à côté des corps sans vie de leurs proches ; les mêmes corps qui vingt ans plus tard, avant de terminer 2017, ont été déterrés d’une fosse commune dans le village d’El Aro.

 

Les enquêtes ne progressent pas malgré les témoignages

Bien que les dernières preuves du massacre soient en possession du bureau du procureur, les enquêtes sont un mystère, personne ne connait leur évolution. Les années ont coulées et cette institution n’a même pas ouvert d’enquête contre le gouverneur d’Antioquia d’alors, Álvaro Uribe Vélez, bien qu’en 2015, la Cour de Justice et de Paix de Medellín ait compilé des preuves testimoniales de sa participation par action et omission dans la tragédie.

Quant à la vérité, qui a commencé à être délivrée par les chefs paramilitaires qui se sont soumis au Programme Justicia y Paz, il y a eu de grands progrès. Mais le tout s’est stoppé avec l’extradition des principaux chefs paramilitaires, ordonnée par le président d’alors, Uribe Vélez, depuis que les démobilisés ont commencé à témoigner dans le cadre du Programme.

Bien que les communautés affectés par le massacre n’ont pas trouvé un soutien total dans l’État, les instances gouvernementales convenues dans l’Accord de paix entre le Gouvernement et les FARC telles que:  la JEP (Juridiction spéciale pour la paix) et la Commission de Vérité et Unité de Recherche des Personnes Disparues, supposent une lueur d’espoir, malgré les innumérables changements qu’elles ont subi avant d’ être approuvés par le Congrès. Selon la confession de Salvatore Mancuso, un des chefs paramilitaires extradés, ce sont des représentants de l’État qui ont fourni les coordonnées et les cartes d’El Aro pour perpétrer le massacre et qui ont ignoré les appels de secours faits lors de la massacre et qui ont refusé de protéger la population en la laissant à la merci des groupes armés.

La méfiance à l’égard de l’État demeure forte. Malgré la création de l’Unité d’Attention Intégrale et de Réparation des Victimes, qui provoque apparemment plus d’amertume chez les villageois que de joies, comme le soulignent plusieurs paysans, aucune réparation individuelle ou collective n’est arrivée. Il en va de même pour les différentes institutions qui ne sont présentes que lors des fêtes de Noël pour envoyer des jouets et des mets traditionnelles et prendre des photos qu’ils vont inclure dans leurs rapports de gestion.

La relation avec les Entreprises de services Publiques à Medellin -EPM- et le consortium qui construit la route qui entoure le fleuve Cauca et qui relie Puerto Valvidia à la vallée de Toledo, n’est pas très différente. En octobre 2017, des centaines de personnes ont occupé le pont sur le fleuve Cauca et dans une performance théâtrale se sont « semées » sur les terres pour dénoncer le fait que le projet d’entreprise mettait fin à leurs vies et était directement lié au conflit armé dont El Aro a subi une des pires massacres.

Seulement deux personnes sont allées en prison pour le meurtre de 16 personnes, le déplacement de 500 autres, la destruction du hameau laissé en cendres, la rupture du tissu social et familial, le vol de mille têtes de bétail, les viols sexuels, la terreur, la torture, les traumatismes et l’oubli que cette ville reculée et meurtrie vit encore. Malgré la condamnation de l’État colombien par la Cour interaméricaine des droits humains (CIDH), peu de choses ont changé pour les responsables au sein de l’État, alors que l’apparence de la petite ville continue de muter avec la solitude. Beaucoup de personnes partent maintenant que la substitution volontaire des cultures de coca a été signée, car ils pensent qu’il sera difficile de survivre dans ce village éloigné.

Mais d’autres tirent leur force et leur espoir de la promesse d’une autoroute et des projets productifs que la paix apporterait. José, a quatre enfants et refuse de quitter son terroir et préfère continuer comme travailleur agricole salarié. En plus de la route qui servira à transporter les produits agricoles et les malades aux centres de santé, il exige que l’école dispense aussi les cours de secondaire pour ne pas être obligé d’envoyer ses enfants ailleurs au moment de commencer leur deuxième cycle d’éducation.

Ainsi, il pourra transmettre à ses enfants, comme ses grands-parents et ses parents l’ont fait, la passion pour la terre et la dévotion au ciel qui chaque nuit de cette fin d’année, dévoile des étoiles lors des nuits claires et le lendemain un soleil radieux qui nourrit les haricots, les bananes et les sources d’eau, lesquelles l’EPM planifie exporter en 2018, de cette fertile et belle montagne qu’est El Aro.

Réparer pour construire l’avenir

 Le monsieur Tulio Mejia, président de l’organisation municipale de la communauté JAC (par ses sigles en espagnol), affirme que les conséquences du massacre et le déplacement forcé qui s’est suivi a touché tous les habitants d’El Aro. À l’époque, certains d’entre eux ont reçu une aide humanitaire en argent. Cependant, a ajouté le président du JAC, tous n’ont pas reçu de compensation pour les réparations individuelles.

Des villageois des hameaux San Luis, Organí Bajo et Organí Alto, qui se sont rencontrés le 16 décembre dans le hangar communal, ont insisté pour parler des impacts du conflit armé, des besoins de leurs communautés et du processus de réparation qui doit se faire à travers l’Unité pour les victimes.

Lenis George, une résidente du village, a déclaré qu’elle a reçu quatre aides humanitaires ; Puis on lui a écrit « qu’elle avait surmonté la vulnérabilité » et qu’elle devrait attendre l’indemnisation. Pour sa part, Albeiro Jaramillo, résident de San Luis, a déclaré que malgré avoir perdu 35 têtes de bétail et qu’on lui ait brûlé sa maison, raison pour laquelle il a dû se déplacer, il n’a reçu aucun type de réparation.

Outre la réparation individuelle aux victimes directes du massacre, la municipalité d’El Aro a été reconnue par l’Unité des Victimes comme un sujet de réparation collective – tout comme La Granja et Santa Lucia à Ituango. Cependant, la communauté considère également que dans ce cas le travail de cette dépendance de l’Etat est incomplet. Bien qu’en 2005, l’État ait été condamné pour les massacres d’El Aro et de La Granja, et depuis lors, il a indemnisé plus de 200 victimes qui ont réclamé, le nombre de victimes qui ont été déplacées et ont subi des dommages peut atteindre plus de 500 personnes. Certains d’entre eux, qui restent à El Aro, considèrent que la réparation n’a pas été complète et soulignent l’inefficacité de la mesure collective.

Des membres de la communauté ont rappelé que ça fait environ deux ans, ils n’ont pas été accompagnés par l’Unité pour avancer dans la voie de réparation, ce qui doit conduire à identifier les mesures de réparation. Pour Isabel Gutiérrez, résidente d’Organí Alto, et pour les autres parents, le plus grand besoin de la municipalité est qu’il y ait au moins une école avec les études secondaires complètes et des améliorations pour les écoles rurales.

En attendant, ils exigent que les entreprises Interconexión Eléctrica (ISA) et EPM, qui développent des projets énergétiques sur leur territoire, se conforment à leurs obligations. De la première, ils attendent un apport de 50 millions de pesos (plus 10 autres millions qui seraient apportés par la mairie d’Ituango) pour l’amélioration de l’infrastructure physique de l’école dans le hameau, tel que priorisé par la communauté.

De l’EPM, ils attendent beaucoup plus : continuité dans le financement d’un professionnel qui assiste à la communauté dans le poste de santé du village, puisque l’infirmière a mis fin au contrat en novembre ; Au moins un réservoir d’eau potable pour l’école, car il n’y a aucun moyen de filtrer le liquide, et la construction d’une route qui les rapproche de Puerto Valdivia et réduit le temps et les dépenses dans la production et le transport des produits agricoles.

Ils craignent de nouveaux assauts de groupes paramilitaires

En plus de ces besoins, les habitants des villages ont manifesté sous réserve à ce qui est peut-être leur plus grande préoccupation : les conditions de sécurité à la suite de la réintégration des ex-combattants du Front XVIII des FARC. Bien qu’il y ait une présence de l’armée dans le village, ce qui rassure la communauté, dans les villages, ils ont remarqué la présence de groupes paramilitaires qui exercent un contrôle territorial.

Un conseil de sécurité a eu lieu dans la municipalité d’Ituango, le 14 octobre, avec les autorités locales, les leaders sociaux de la région et les membres de la police et de l’armée dans le but de vérifier les plaintes circulant à travers les réseaux sociaux sur la présence de groupes criminels à El Aro.

Deux jours après le conseil de sécurité, il y eu un affrontement entre les soldats du bataillon Jorge Eduardo Sánchez et une dizaine de membres présumés du clan du Golfe aux alentours du hameau Filadelfia comme l’a informé aux médias nationaux Jorge Romero, commandant de la IV Brigade. À cette occasion, deux hommes ont été capturés et on a saisi un fusil, des munitions et des documents.

El Aro est situé dans un couloir stratégique où les sous-régions du nord et du bas Cauca d’Antioquia se rencontrent.  Bien qu’il n’ait pas été possible de contacter Elizabeth Álvarez, fonctionnaire de la municipalité d’Ituango, pour enquêter sur les conditions de l’ordre public présentement à El Aro, dans une entrevue précédente elle avait dénommé les différents facteurs qui complexifient la situation.

El Aro est l’un des territoires d’Ituango avec la présence de cultures illicites qui sont considérées par les groupes armés comme une source de financement. Il a également accès à la rivière Cauca ce qui facilite le trafic de drogue. Et, comme si cela ne suffisait pas, c’est un territoire d’influence des projets miniers-énergétiques qui mobilisent d’importantes sommes de capital.

L’abandon, suite au massacre

Avec les visages et les bras tannés par le soleil et avec les souffrances que les acteurs armés ont laissées derrière eux, les habitants d’El Aro conservent leur foi en Dieu et en l’Église catholique, même si celle-ci n’a pas assigné un curé pour le village depuis six mois. Les habitants disent qu’elle ne les abandonne pas et chaque décembre, l’église ouvre ses portes en remplissant de vie une ville de 160 personnes, 4 bars et 48 maisons.

Également, des fonctionnaires publics et des étrangers passent chaque année pour demander comment les choses se passent, pour offrir une aide ou même pour annoncer l’arrivée du fameux développement, les villageois les croient de moins en moins. Du mot développement ils ont également beaucoup entendu lors des réunions avec les entreprises EPM et ISA Intercolombia, cette dernière va passer aussi à travers des montagnes de El Aro avec leur interconnexion Antioquia – Cerromatoso.

Mais ce que personne ne leur dit, c’est comment avancent les enquêtes et les arrestations pour le massacre et le déplacement qu’ils ont subi ou en quelle étape va la fameuse réparation. « Des avocats, non, nous n’en avons pas présentement », dit Tulio Hernán l’actuel président de l’organisation communautaire (Junta de Acción Comunal JAC) qui, malgré les doutes sur chaque nouveau visiteur, prend la tâche de les guider et de leurs prêter ses mules pour parcourir le territoire, puisqu’en étant optimiste, peut-être un jour tout cela pourra être utile.

À la fin de décembre 2017, lors d’une réunion de plus et ne comprenant toujours pas pourquoi des fonctionnaires du bureau du procureur venaient de prendre les corps des victimes qui se trouvaient dans un cimetière improvisé, la communauté se demande encore quand est-ce que les responsables de leur tragédie seront jugés et condamnés, quand est-ce que les justes réparations arriveront, et quand reconnaîtra-on les vérités que beaucoup ventilent et que d’autres nient. En fait, en novembre dernier, un membre de la famille Angulo a été capturé, cette famille est la propriétaire de la plupart des terres en Ituango et a été signalée par certains de promouvoir le trafic de drogue dans la région. Jaime Alberto de Jesús Angulo avait trois mandats d’arrêt pour complot en vue de commettre un crime, homicide aggravé et vol qualifié, et était également requis par l’Unité des droits Humains du Bureau du Procureur pour avoir prétendument favorisé le paramilitarisme dans la région depuis les années 1990.

Le frère de Jaime Angulo est également capturé pour la même raison, et accusé d’avoir participé a l’assassinat du défenseur des droits Humains, l’avocat Jesus Maria Valle. L’avocat dénonçait à la fin des années 90 les massacres perpétrés dans la région, époque où on parlait du rêve de développement hydroélectrique. Me Valle avait dénoncé le gouverneur d’Antioquia d’alors, Álvaro Uribe, et le commandant de la IV Brigade, Alfonso Manosalva, maintenant décédé, de travailler de connivence avec les paramilitaires.

Quelques années après le massacre, lors du processus de démobilisation des groupes d’Autodéfenses Unies de la Colombie (AUC), l’ancien commandant paramilitaire Salvatore Mancuso et d’autres commandants de l’organisation confirmaient ces accusations, notamment l’ex-paramilitaire Francisco Villalba, qui a participé au massacre d’El Aro. Villalba a été assassiné en 2009 après avoir déclaré que Álvaro Uribe Vélez avait ordonné l’incursion à El Aro.

Maria Victoria Fallon, du Groupe interdisciplinaire des droits Humains (GIDH) qui a représenté 203 victimes d’El Aro devant la Commission interaméricaine des droits Humains et qui a porté le cas à la Cour interaméricaine, donnant comme résultat la condamnation à l’État en 2005, manifeste que :            « l’assassinat des témoins qui offrent la vérité sur El Aro est très inquiétant . Le cas de Villalba avait été annoncé. On lui donne l’autorisation de rentrer chez lui pour des raisons de santé alors qu’il n’était pas gravement malade, créant ainsi les conditions de son assassinat. Alors, pourquoi ne pas enquêter quand il y a tant de témoignages? Je ne saurais pas comment répondre à cela. Rappelons-nous que les organismes de justice du gouvernement avaient acquitté les frères Angulo du processus de paramilitarisme et du meurtre de Jesus Maria Valle, puis le CIDH (Cour International de Droits Humains) a ordonné d’ouvrir à nouveau le procès dans le cadre de la réparation aux victimes, compte tenu de la décision de préclusion comme “cas jugé frauduleux “. Pour cette raison les mandats d’arrêt ont été réactivés cette année et il s’est produit la capture de Jaime Angulo».

Malgré les confessions des ex- paramilitaires et les preuves données, peu ou rien n’est arrivé pour la justice, la vérité et les réparations à la communauté de El Aro générant l’indignation et le découragement chez les victimes.

Un document publié par une haute fonctionnaire de Justice a révélé, à la fin 2017, la confession d’un des participants au massacre, celui-ci a déclaré qu’il y avait toujours des groupes paramilitaires et de l’armée présents dans le territoire et vers la route à Medellín, capital du département d’Antioquia. Il a aussi affirmé que dans la ferme de Santiago Uribe, frère de l’ex-président Alvaro Uribe et qui dans le temps était le gouverneur d’Antioquia, se logeaient une partie de ces groupes.

Aujourd’hui les paysans d’El Aro se demandent pourquoi, si L’État a le devoir de les réparer et 20 ans ont déjà passé, le village n’a toujours pas d’aqueduc, d’internet, d’eau potable, de médecin, ni d’écoles secondaires, ni d’installations sportives ni même un curé. Bien que quelques-uns aient reçu des importants dédommagements après avoir mené une action en justice devant la CIDH, la communauté dans son ensemble est toujours oubliée. Et bien que cette communauté ait été déclarée sujet de réparation collective pour l’Unité des victimes, ses habitants disent qu’aucun progrès n’a été fait sur ce qu’ils veulent, ce dont ils ont besoin ou ce que l’État peut leur offrir.


* Les bureaux de presse du gouvernement d’Antioquia, la section des procureurs de Medellín et d’Antioquia et l’Unité de justice transitionnelle du bureau du procureur général de la Nation ont été consultés par l’agence de presse IPC sans recevoir de réponse avant la date de publication de ce rapport.

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